» Blog d'un adhérent du MoDem de Reims (http://catulle.zeblog.com/)

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Catulle"Etre de droite ou de gauche, c'est être hémiplégique" Pierre Desproges

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La valse des prix sur fond de petits violons

Par Catulle :: 07/07/2007 à 17:28 :: Général
Avec le 1er juillet, c'est une hausse des prix qui est traditionnelle. J'en avais parlé plus bas avec le ticket des TUR à 1€.

Et la hausse est générale :

  • Abonnement à France Télécom : +6%
  • Consultations chez le médecin : +4,8%
  • Tarif du RER : +2,5%
  • loyer HLM : +3,23%
  • carte Orange : +1,8%







Parallèlement, comme dirait Verlaine, l'allocation handicapé reste stable ; le plafond de ressources pour l'attribution des prestations familiales est réhaussé d'1,3% ; pas de "coup de pouce" au SMIC, comme l'a annoncé le Premier Ministre François Fillon.

Parallèlement, toujours, le gouvernement fait voter par sa majorité godillot son PAQUET FISCAL. Un paquet fiscal dont le coup est de 13 milliards d'euros. La moitié de cette somme est consacrée au bouclier fiscal passant de 60% à 50% et à l'exonération d'impôts de 95% des successions. Des mesures qui arrangent surtout 10% des contribuables, les plus riches.

Parallèlement, donc,  les heures supplémentaires sont majorées de 25%. Mais sachant que ce n'est pas le travailleur qui choisit de s'octroyer des heures supps mais bien l'employeur, on peut tabler que la part des travailleurs fournissant déjà de telles heures supplémentaires va stagner à environ 30%. Les économistes de la banque HSBC (donc pas des sovkhoziens de seconde zone) ont calculé que le gain de revenu disponible pour les travailleurs seraient minimes : de 0,6% à temps plein à 0,02% à temps partiel ! Soit on joue vraiment le jeu pour que la hausse de pouvoir d'achat soit réelle, vraiment significative, soit on ne dépense pas comme ça 6 milliards d'euros (le prix de la chose) pour des "clopinettes" !

Le travail du gouvernement, actuellement, n'est en rien favorable à la hausse du pouvoir d'achat. Je suis très tenté de conclure qu'il est surtout d'ordre idéologique, et je ne suis pas loin de conclure à la concrétisation du projet droite "bling bling", à l'image des rappeurs qui arborent leur quincaillerie de bijoux et diams grossiers. Il est aussi bassement politique, étant donné qu'il faut donner l'image d'un gouvernement qui avance, qui file, qui court aussi vite que le Président le dimanche dans le Bois de Boulogne. Peu importe le falcon pourvu qu'il y ait l'ivresse, surtout quand c'est l'ivresse de la vitesse. Un écran de fumée, donc, purement et simplement.

Et pendant ce temps là, on ne s'attaque toujours pas à la dette publique, et pendant ce temps là, le Nouveau Centre se retrouve ridiculisé, vassal qu'il est d'une idéologie qui n'était pas censée être la sienne. Mais faute de courage politique et de fidélité aux idées, on en paie les conséquences.

Pour conclure, j'espère que le MoDem saura attaquer finement des mesures dites frauduleusement "économiquement justes" tandis qu'elles ne sont qu'idéologie et illusion. C'est là son rôle, il me semble.





Catulle / source : Marianne


Les premières incohérences du Nouveau Centre

Par Catulle :: 06/07/2007 à 17:27 :: Général




PARIS (Reuters) - Le débat sur le "paquet fiscal" a donné lieu au premier accrochage entre l'UMP et le Nouveau Centre

Jean-François Copé, président du groupe UMP, qui détient la majorité absolue au Palais-Bourbon, a déclaré qu'il était "hors de question" que l'UMP vote un amendement centriste adopté la veille en commission des Finances.


Le groupe NC ne peut être "un pied dedans, un pied dehors", de la majorité présidentielle, a jugé Jean-François Copé.

La commission des Finances a adopté jeudi un amendement de Charles de Courson (NC) qui exclut deux contributions sociales, la CSG et la CRDS du "bouclier" fiscal, une des réformes phare du projet de loi dit "paquet fiscal" que les députés examinent en séance publique à partir du mardi 10 juillet.

Le président du groupe NC, François Sauvadet, a vivement réagi, dans un communiqué, aux propos de son homologue UMP.

"Nous avons fait un choix et nous l'assumerons, c'est-à-dire travailler dans la majorité présidentielle, apporter ce que nous sommes et faire des propositions", déclare-t-il.

"Nous avons fait avec Charles de Courson une proposition qui nous semble juste et qui a été adoptée par une majorité en commission avec l'appui de plusieurs parlementaires UMP", ajoute François Sauvadet.

"La majorité n'est pas un pensionnat. Elle n'a pas besoin de surveillant général", déclare le "patron" du groupe NC. "Le dialogue et l'ouverture voulus par le président de la République et que nous partageons pleinement doit s'exercer à l'Assemblée nationale. Car si le débat n'a pas lieu là, il risque d'avoir lieu ailleurs", conclut François Sauvadet.





Et voilà la preuve que la logique du maroquin ministériel finit toujours par entrer en concurrence grave avec la logique de la cohérence du projet intellectuel que défend, ou est censé défendre, un homme politique. Voilà comment on finit par trahir ce qu'on a défendu, comment on finit par se trahir soit même.


Démonstration supplémentaire de la pertinence de l'orientation du MoDem qui refuse de ressembler à ce qu'a pu être naguère une UDF : un parti croupion, un vassal inféodé au suzerain UMP, dans un système digne des logiques d'Ancien Régime. Le Nouveau Centre a choisi de perpétuer cette logique du parti croupion. Preuve est donnée que cette voie, si facile, si confortable, dans les conditions qui sont celles de cette Vème République monarchisante, arrivée à bout de souffle, est une impasse.

Nicolas Sarkozy est le plus pur héritier de Jacques Chirac et d'un cynisme généralisé comme moyen de conquête du pouvoir. J'ai peine à croire que les animateurs du Nouveau Centre ne s'en soient pas rendu compte plus tôt, surtout lorsqu'on a entendu leurs interventions si pleines de foi lors de la campagne de François Bayrou. Des gens visiblement très attachés à leurs mandats, et à leurs sièges, plus qu'à leurs idées du moins.



Un seul cas me chagrine vraiment, réellement. C'est celui de Charles de Courson. Un homme qui est semble-t-il une personnalité intellectuelle conséquente, qui a théorisé la lutte contre les déficits et la dette publique, qui a été une pensée active de la campagne de François Bayrou. Je veux encore croire que la rupture avec lui n'est pas complète. Qu'il se rendra compte de l'impasse idéologique dans laquelle il peut se trouver.

Je l'espère.



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La chute de la maison Farnèse

Par Catulle :: 06/07/2007 à 15:45 :: Textes importants
Il y a un air de Chartreuse de Parme dans cette affaire Clearstream post-sacre de Sarkozy Ier. Avec dans le rôle de Ernest-Ranuce IV, Dominique de Villepin surnommé amicalement Néron par l'ancienne impératrice douairière Bernadette Chirac.




Comme le tyranneau parmesan de l'Italie stendhalienne, à mi chemin entre celle de Garibaldi et celle de César Borgia*, Dominique de Villepin a un gout prononcé pour les petites intrigues et les lettres anonymes. Comme dans le roman, le retour de bâton est violent.

Cette parenthèse littéraire pour exprimer mon dégout certain face à ces barbouzeries d'un autre temps, d'un autre siècle, d'une vision de la politique poisseuse et vénimeuse que le MoDem refuse. Le machiavélisme ambiant est un poison pour la politique dans son acception la plus noble, et ce à toutes les échelles. C'est un violent cyanure lorsqu'il vient à toucher les plus hautes sphères de l'Etat, comme c'est le cas ici entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, respectivement Président de la République et ex-Premier Ministre, c'est également un arsenic qui distille goûte à goûte une mort lente et douloureuse lorsqu'il touche les niveaux les plus locaux. Un seul exemple : le fait qu'une responsable UDF-MoDem locale semble se rallier dès le premier tour des municipales à une liste "dite" commune avec l'UMP, comme si cela coulait de source...

La vertu en politique, l'expression peut paraître risible, surannée et "démodée", mais je crois au contraire qu'elle est centrale dans la naissance du MoDem en réaction à la désaffection politique qui était le risque depuis la réélection de Jacques Chirac. Nous avons ici le contrexemple parfait de tout ce qu'il ne faut plus faire : collusion, intrigue, utilisation frauduleuse des moyens de l'Etat, tout ce qui a justifié le vote de la censure du gouvernement Villepin par François Bayrou et quelques courageux, et
l'excellent discours prononcé alors.


Petite précision pour conclure : Ernest-Ranuce IV finit empoisonné par la Duchesse de Sanseverina, maîtresse du comte Mosca. Il semble que la fin de l'affaire Clearstream ressemblera elle aussi la mort par empoisonnement d'une vie politique, une mort douloureuse et paradoxale, puisque la victime est sont propre empoisonneur.


*Julien Gracq, En lisant en écrivant


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Reims et le vélo

Par Catulle :: 05/07/2007 à 0:26 :: Général
A l'heure où Reims semble vouloir s'engager dans "l'aventure" tramway pour laquelle, il me semble que c'est visible, je suis très sceptique, il me semble que nous devrions regarder un peu autour de nous plutôt que de rester le nez sur cette seule idée de tramway, bien loin de faire l'unanimité, et qui a de sérieuses conséquences en terme de coût, qu'une ville comme Reims n'aurait pas forcément à assumer vu l'intérêt, d'urbanisme (risque de balafrer des rues entières pour le joujou géant, cf le Cours Langet, etc)...

Je veux parler du vélo urbain à Paris et à Lyon, entre autre.






Reims réunit je crois beaucoup d'avantage à ce genre de projet :

  • La taille de la ville, qui n'est pas celle d'une métropole gigantesque, en particulier la taille du centre-ville, très concentré.
  • La typographie de la ville : Reims globalement, est sur un terrain très plat, idéal pour les amoureux de la petite reine
  • Le vélo serait un mode de déplacement alternatif et en cohérence avec l'excellent circuit des TUR. Plutôt que de prendre le bus pour aller de la Rue de Vesle à Saint André, on prendrait un vélo... D'ou peut être un certain désengorgement des bus. Et comme ces derniers sont conservés, pas de remise en cause du transport pour les personnes à mobilité réduite.

L'idée me séduit énormément, je trouve stupéfiant qu'on n'en entende pas plus parler. Elle est intelligente par rapport au besoin de la ville, intelligente par rapport au souci écologique qui est le notre, excellent par rapport au coût et à la dette de la ville.


Amis rémois, qu'en pensez-vous ? Amis de Chalons, en rêvez-vous ? (enfin, surtout toi Mapie :D) Et ceux de ces lointaines contrées de France et de Navarre ?



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Où l'on songe que le racisme est universel... et la télé perverse

Par Catulle :: 04/07/2007 à 2:01 :: Général
Vu ici, lu dans Marianne : une porte-parole du mouvement Indigènes de la République, Houria Bouteldja, visuellement jeune et jolie donc télégénique (on verra que cela a son importance), lancée dans une diatribe contre le néo-colonialisme de ce pays, thèse défendue par son organisation, lance, au détour de la conversation, l'air de rien, avec un ton presque amusé de sa "bonne blague", les mots "Il faut rééduquer le reste de la société...la société occidentale. Nous on les appelles les sous-chiens, parce qu'il faut bien leur donner un nom :    les blancs !"


Racisme avéré. Racisme pris sur le fait. Flagrant délit de racisme.


  • En cela, j'espère et j'appelle de mes voeux des poursuites judiciaires contre l'auteur de ces propos.


  • J'appelle aussi de mes voeux à une médiatisation de ce "flagrant-délit".



Pourquoi ?
  • Parce que je sens déjà la vague monter. Le propos de comptoir du "vous voyez, quand c'est du racisme anti-blanc, ça fait pas une vague et on applaudit même à la fin !". Ce qui est flagrant avec ce genre d'histoire c'est à quel point les rejets xénophobes s'auto-alimentent, à quel point les haines s'entretiennent avec délectation dans un cycle dialectique de rejet. C'est un fait que l'on doit refuser. Parce qu'il n'existe pas de "sens" au racisisme, pas de monopole qui soit. Et le refuser, en l'occurrence, c'est donner des armes au FN et à tous les groupuscules identitaires qui pullulent un peu partout.
  • Parce que pour le plus grand malheur de l'humanité, il y a une universalité du racisme, qui s'applique à tous et par tous, quel que soit le groupe particulier visé. Parce que je refuse de donner des munitions aux extrêmes, parce que je refuse le racisme, quel qu'il soit, eu égart à mes convictions humanistes. Le point commun entre racisme anti-blanc et islamophobie, entre xénophobie et antisémitisme, par delà le préfixe, c'est le refus de l'alterité, le rejet de ce qui est Autre ; d'une certaine manière, la précision du "type" de racisme n'est qu'un superflu.





Une deuxième méditation me prend, que j'ai déjà pu développer à propos de notre "chère" camarade Valérie Lang, dans un épisode précédent.


En fin de compte, tout en refusant catégoriquement de dédouaner l'acte de Mme Bouteldja, je suis persuadé qu'il faut une fois de plus imputer une partie de la responsabilité de l'incident à l'émission elle-même. ce talk-show divertissant, dans la droite lignée des Ardisson et compagnie, arrive par le mélange des genres à des effets pervers saisissants. Avez-vous remarqué le presque sourire d'Edgar Morin qui écoute sans mot dire, à côté de cette jeune et jolie femme, si télégénique, à la voix tout à fait mélodieuse, en définitive la bonne cliente pour la télé ? L'intellectuel qu'il est aurait-il laissé passé la "sailli verbale" si elle avait été prononcé sur le plateau d'une émission où le jeu des lumières est moins savamment destiné à donner une atmosphère fashion et branché, et où le "thème" des "débats" (guillemets de rigueur) n'est pas annoncé en un pitch accrocheur diffusé dans une police d'écriture pastel et funkie ? La forme, celle qui distrait, celle qui fait passer le fond, ne permet pas au débat d'idée de prendre son plein développement. Tout est chronométré, tout est calibré. Le plateau est représentatif de cet optique du tout à la détente. La seule voix qui vient contredire cet écoeurant discours est celle d'un jeune rappeur, dont le mérite est d'avoir le coeur assez touché pour le dire, mais sans la rhétorique vigoureuse qui aurait été ici convenable. On est en somme face à la morale hédoniste dominante dans le microcosme télévisuel, on ne doit pas "se prendre la tête", et ses effets pervers les plus directs. En conséquence, tout se vaut, donc plus rien ne vaut rien, et on laisse passer des énormités, dont celle qui est à l'origine de ce billet. Le relativisme qui se gorge à la mamelle de l'hédonisme est un véritable fléau.


Notez-bien la conclusion de Fréderic Taddeï, qu'on a vu dans des émissions de meilleure qualité : "un dernier mot et après vous allez conclure en chansons." Car ne dit-on pas que tout se termine en chansons en France ? Il faudrait peut être faire mentir, parfois, le proverbe, lorsque c'est nécessaire. Il ne me semble pas que la vie humaine soit une succession de plaisirs et que nous ne soyons qu'une bande de jouisseurs nés : la gravité, parfois, a du bon.


Je crois sincèrement que les citoyens français méritent mieux. Ils ne sont pas, ils ne sont plus, ils ne veulent plus être des citoyens abêtis, vautrés, auquel on ne peut dispenser l'amer savoir qu'une fois enrobé d'un épais et liquoreux sirop sous peine de les voir s'assoupir comme de bons gros chats paresseux. Les citoyens qui ont fait l'admiration de tous les Européens il y a deux ans par leur soif de débat (conclue certes dans la douleur, probablement l'erreur, mais là n'est pas la question) et qui ont récidivé il y a quelques mois, en s'enflammant pour les idées et la paroles des politiques, les Français, ce peuple de soixante millions de cartésiens, peuvent-ils donc s'interesser à la politique si on la présente autrement qu'entre la poire et le fromage ? J'ai la faiblesse de croire que oui. Peut-être est-ce l'orgueil - allez savoir - , ou bien une certaine conception de l'homme, certes un peu moins facile et confortable que la doxa pseudo-hédoniste, qui me fait répondre : non !





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Quand l'Etat vend ce qui rapporte...

Par Catulle :: 03/07/2007 à 16:30 :: Général
Le Ministère des Finances a annoncé fin juin qu'il allait vendre entre 5 et 7% du capital de France Télécom qui faisait jusqu'à présent de son porte-feuille personnel. Cette ventre d'actifs devrait être affectée selon le Ministère au desendettement de l'Etat et des administrations publiques. Ce sont en tout environ 130 millions d'actions qui sont revendues. Après cette transaction, l'Etat détiendra "directement et indirectement (...) entre 25,5 % et 27,4 % du capital de France Télécom" et "entend demeurer un actionnaire significatif au capital de France Télécom à moyen terme"





Petite précision : selon le site France Télécom, l'entreprise a reversé des dividendes à hauteur d'1,20€ par action l'année passée. Ce sont donc 130 millions d'euros qui sont allé dans les caisses de l'Etat l'an passé. 130 millions d'€ qui n'y rentreront pas l'an prochain !


Question maintenant : est-ce que le citoyen estime normal qu'on vende des actions qui sont une rente annuelle pour le budget de l'Etat ? Est-ce que le citoyen estime raisonnable et logique de vendre des actifs qui rapportent ?


Mais peut être est-ce la même logique qui a fait que l'on a vendu les autoroutes, désormais complétement financées, et qui allaient enfin se mettre à rapporter (affaire magnifique : le contribuable paie les autoroutes et n'aura pas le temps de profiter des mannes financières avant qu'on ne revende ces bijous de famille...). Je précise aussi que le péage autoroutier a presque partout augmenté, à des niveaux largement supérieurs à un quelconque taux d'inflation. Arnaque doublement douloureuse...


Le problème de la dette (environ 30 000€ sur vous, sur moi, sur chaque enfant qui nait) est vraiment un fléau. Son remboursement, le paiement d'intérêt faramineux, est une ligne du budget qui grève gravement le budget de tous les gouvernements ; de l'argent stérile, qui rembourse le bien-être de ceux d'hier. Rappelons que pendant tout un temps de la IVème République, il n'y a qu'un demi siècle de là, le Ministre du Budget organisait son emploi du temps autour d'une visite régulière à laquelle il ne pouvait sacrifier : celle du FMI de Washington pour mendier le salaire des fonctionnaires qu'il était incapable de payer... Le mérite du MoDem, anciennement de l'UDF, et surtout de François Bayrou, a été de mettre la lutte contre la dette au premier plan de l'action économique. J'ai le regret de constater que le gouvernement Fillon suivra le chemin de ses prédécesseurs, celui de l'endettement. Les rabais fiscaux n'arrangent guère la situation et paraissent bien scandaleux d'ailleurs au moment où l'on annonce la suppression de 10 000 postes dans l'Education nationale...

Une décision politique qui parait donc bien court-termiste. J'espère qu'elle ne finira pas aussi mal pour nous que l'affaire des autoroutes, certainement la plus grosse bourde du Ministre des Finances Thierry Breton, peut être même du gouvernement Villepin (certes moins médiatisée que le CPE, hélas peut-on dire). Un fiasco "abracadabrantesque".

La politique, n'est-ce pas, entre autres définitions, l'art de créer du futur, d'élargir l'arbre des possibles de ceux qui demain peupleront notre pays. Rappelons la très belle citation de Saint Exupery : "Nous n'héritons pas la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants". C'est en gardant à l'esprit cette maxime si essentielle à la politique dans sa plus noble acception que l'on comprend ensuite combien sont pertinents et cruciaux deux des choix politiques que le MoDem met en tête de ses priorité :
  • La promotion du développement durable
  • La lutte contre la dette



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Montesquieu et Tocqueville

Par Catulle :: 01/07/2007 à 14:08 :: Textes importants
A tous je conseille la lecture de ce monument de verve politique, pas toujours connu, même des bayrouistes fervents, et qui n'est pas sans rappeler les tribunes les plus ironiques et les plus acerbes de la IIIème République. Rappel du contexte : Maurice Druon, de l'Académie française, vient de se fendre d'un article fielleux contre le centre et François Bayrou, dans le contexte de la candidature de Giscard à l'Académie française. Le "gaulliste historique" qu'est Druon incarne l'opposition au traître VGE qui a dit NON au général au referendum de 1969. Ca ne nous rajeunit pas...





Je me permet d'ailleurs une petite citation dudit texte, juste pour le plaisir :



Car nous sommes, en effet, militants des contre-pouvoirs. Particulièrement en ces temps où les amis de M. Druon nous font une « démocratie » de parti unique, de nominations féodales, de presse contrôlée par les amis. Chaque fois qu’un pouvoir cherchera à devenir absolu, on nous trouvera dans la réticence et s’il le faut dans la résistance.

En ce sens, nous sommes par essence des libéraux, dans la lignée de Tocqueville et de Montesquieu, ceux qui croient que le pouvoir absolu corrompt absolument. Ceux qui savent que l’erreur humaine étant ce qu’elle est, le pouvoir absolu, construit sur un socle de consciences couchées et de jugements abolis, est assuré de se tromper absolument.




Alors, quand je vous le dis que Montesquieu et Tocqueville ne sont pas des gros mots, loin de là, et qu'ils sont au contraire extrêmement pertinents pour les problématiques du MoDem ! Qui avait raison ? :D






Catulle

 

Ticket de TUR à 1€

Par Catulle :: 01/07/2007 à 1:05 :: Général
Discussion démocrate ce soir autour d'une bonne bière place d'Erlon. Excellent moment. L'interlocuteur(trice ?) se reconnaitra ;)


Sur le retour, je paie mon ticket de bus (c'est ça de ne pas être du centre-ville). Le chauffeur, charmant homme, me prévient de la triste nouvelle :

Demain le ticket de TUR (Transport urbain rémois) passe de 90 centimes à 1€ !




Ma première réaction :

"-  mais il y a moins de deux ans le prix était déjà passé de 80 à 90 centimes ! Ca fait une hausse de... 25% en trois ans !

- Et encore, moi quand j'ai commencé, il y a 5 ans, c'était encore en francs....5 francs ! "


Plusieurs réactions là encore :
  • La première est la remarque générale sur le pouvoir d'achat. Visiblement, j'ai l'impression qu'on se fout un peu de nous, avec ces petites hausses de 10c régulières. 20 c de plus en deux ans, ce n'est pas rien. Quelqu'un qui prend le bus trois fois par semaine, pour aller en ville puis rentrer chez lui, paiera 1,20€ en plus par semaine, presque 5€ de plus par mois. 5€ ! Est-ce qu'on imagine ce que ça représente pour un petit budget ? Je vais prendre une exemple très simple, que je trouve tout à fait parlant. Cette hausse du prix du ticket de la TUR coute à chaque utilisateur un livre de poche par mois.
  • Autre point : à qui iront ces hausses ? Je cite le chauffeur rencontré tantôt, et qui me semblait de bonne fois : "aux actionnaires". Il faut savoir que la TUR est une filiale de Kéolis... Si quelqu'un a des précisions... Quoiqu'il en soit, si la réponse donnée par le conducteur est la bonne, elle me choque énormément...
  • Dernier point, issu de ma suspicion personnelle : une hausse aussi rapide, plus rapide que la précédente, donc, au moment où les finances de la ville ne sont pas au plus haut (il n'y a qu'à voir où en est le stade Delaune), et où il faut financer le tramway... Hem hem...

En fin de compte, tout cela ne me rend que plus suspicieux encore devant le tramway... Je me demande décidément si Reims a vraiment besoin du tramway ou si celui-ci n'est pas un joujou en fin de compte plus néfaste que bénéfique. A contrario, Reims jouit d'un excellent réseau de bus, et il faut reconnaître que la ville et la communauté urbaines peuvent en être ravies. Le bus marche bien à Reims, qui est la 3ème commune de 100 000 à 250 000 habitants pour le nombre de kilomètres par an et par habitant en bus (141km, pour une moyenne nationale de 78km). Ne doit on pas tout faire pour conserver ce point qui marche dans notre politique de transports, et donc tout faire pour que le bus soit le plus abordable au plus grand nombre ?

Cela me donne envie de livrer une idée pour la politique de transports de la ville. Mais demain, après une bonne nuit de sommeil !



Catulle




"Une France de propriétaires"

Par Catulle :: 30/06/2007 à 13:41 :: Général
Le Président Sarkozy l'a dit dans son discours du Havre : "Je veux une France de propriétaires"

Une première remarque est qu'on se situe tout à fait dans un créneau historique de la droite française, pas forcément la droite légitimiste ou bonapartiste, d'ailleurs, mais plutôt l'orléaniste, celle du Guizot du "enrichissez vous".

Sarkozy nouveau Guizot ?


                            



Reste que l'idée n'est pas sans poser de questions :

Soit, défiscalisons les prêts, facilitons l'achat immobilier. Après tout, le loyer est un coût financier qui pèse, plus encore sur les foyers modestes.

Mais le logement, en France, est saturé. L'immobilier est très haut. Le centre-ville est inaccessible aux salaires modestes, aux ouvriers, aux étudiants (je connais le dossier...!). On construit, certes, mais insuffisament, encore.

Dans ces conditions, stimuler la demande immobilière avec les crédits de l'Etat a-t-il un quelconque intérêt économique ? Je vois deux conséquences directes : hausse des prix de l'immobilier, et une baisse des revenus de l'Etat, en somme un Etat qui financerait une hausse de l'immobilier qui n'a rien de positive pour l'économie nationale, pour la bourse des citoyens, encore moins pour les foyers modestes. Le seul avantage va aux spéculateurs.

Erreur de calendrier : d'accord si l'on avait du logement à ne plus savoir qu'en faire. En l'occurence, ce n'est pas le cas.

Bien entendu, j'attend le commentaire des calés sur le dossier. David, si tu nous entends... :D

PS : pour plus d'infos sur le dossier du logement, voir le site du Droit au Logement



Catulle/C-C de R-M




Les Sept Piliers de la Sagesse

Par Catulle :: 26/06/2007 à 23:18 :: Textes importants
La question est souvent la suivante : "mais le MoDem, pour le moment, c'est fondé sur du vide, non ? C'est la continuation de l'UDF sauf qu'on change le nom ?"

Eh bien non. Le MoDem n'est pas construit sur du vide. Il s'avère d'ailleurs qu'un discours, celui que François Bayrou a prononcé le 24 mai 2007, et qui fait date dans la jeune histoire du mouvement, donne les premiers fondements de ce nouvel espoir politique, et si l'on prend bien la peine de les lire attentivement, on y trouve TOUT :


Je voudrais en quelques mots tracer devant vous les principes qui me paraissent devoir être ceux de notre mouvement démocrate.

Premier principe : Le Mouvement démocrate est un mouvement de citoyens actifs. On n’y adhère pas pour seulement pour soutenir, pour être des supporters, mais pour participer à la mesure de ses forces et de sa disponibilité, pour construire des idées, un programme, des équipes.

Le second principe est un principe éthique. Je souhaite que nous écrivions une charte éthique qui nous engage. Ce qui m’a frappé dans les récents changements de camp aussi bien dans les rangs socialistes que dans les nôtres, ce ne sont pas les destins individuels, c’est la tristesse des citoyens qui avaient fait confiance à leurs responsables, devenus leurs amis, devenus une partie de leur famille. Les Français ont le sentiment que les politiques ne respectent pas les règles élémentaires de comportement que chacun des citoyens se voit imposer dans sa vie.

Pour bien des responsables politiques, l’engagement, c’est une carrière. Pour les citoyens, pour les militants engagés ou de cœur, c’est de la vie donnée, gratuitement, donnée à sa cité comme on la donne à ses enfants. Cela mérite d’être respecté. C’est pourquoi je veux une charte éthique à l’intérieur de notre mouvement démocrate qui indiquera quelle est la nature de l’engagement de l’adhérent, du responsable, du candidat et de l’élu du mouvement par rapport à ceux qui lui ont fait confiance.

Troisième principe : nous donnerons un sens plein et entier à l’idée de démocratie.

La démocratie, cela ne peut pas être seulement l’attribution du pouvoir par le vote. La démocratie, c’est aussi la responsabilité des citoyens entre les votes.

Pour que le citoyen soit responsable, il faut qu’il soit associé et informé, qu’on lui laisse le temps de réfléchir, qu’on lui donne les moyens de peser sur la décision que l’on prend en son nom. Je fais une grande différence entre « information », « réflexion » et « communication ». Car il y a des politiques de communication qui ont pour seul objet, en fait, d’empêcher l’information et la réflexion, de détourner l’attention de l’essentiel vers l’accessoire.

Et cela, ce sont les institutions qui le garantissent. Voilà pourquoi le mouvement démocrate défendra les principes d’ une réforme profonde de nos institutions républicaines, dont les piliers seront la séparation des pouvoirs, à l’intérieur du pouvoir politique, et aussi entre le pouvoir politique, le pouvoir économique et le pouvoir médiatique. Nous défendrons le respect du pluralisme et la qualité de l’information et du débat public. Nous défendrons donc une loi électorale juste, celle qui existe partout en Europe, du Nord au Sud et d’Est en Ouest, et qui garantit à toutes les grandes sensibilités démocratiques leur droit à l’expression et à la représentation.

Quatrième principe : L’action du Mouvement démocrate sera fondée sur la vérité, en matière économique, comme en matière sociale. Pour moi, dans un projet de société, notamment dans le monde de l’économie et du social, il n’y a d’idéal que dans le réel. L’idéal ne doit pas être du domaine du virtuel, ce n’est pas une idéologie, il doit s’incarner et s’enraciner. C’est pourquoi nous associerons à notre action des chercheurs, des universitaires, des économistes, des sociologues avec qui nous confronterons, à intervalles réguliers, nos intuitions et nos réflexions.

Cinquième principe : il faut penser l’avenir. J’ai été frappé, vivant cette campagne présidentielle de l’intérieur, de l’absence des intellectuels. Excepté sur le registre de la transgression, lorsqu’ils changeaient de bord, et particulièrement sur le registre de la transgression nationaliste, dont on verra qu’elle est sans avenir. Nous avons besoin de retrouver l’enracinement intellectuel de l’action politique.

J’ai employé à dessein l’expression « enracinement intellectuel », car le monde intellectuel s’appauvrit quand il se sépare de la réalité sociale. C’est pourquoi le Modem se fixe pour objectif de faire partager la réflexion sur l’avenir à l’ensemble du champ social, universitaires et intellectuels, créateurs et interprètes dans le monde de la culture, artistes et savants, ouvriers, techniciens, salariés, agriculteurs, étudiants, artisans et entrepreneurs, retraités ou passagers sans bagage dans notre société. Pour cela, il est vrai qu’Internet est un formidable outil auquel nous voulons réfléchir et par lequel nous voulons travailler.

Sixième principe : Le principe du Mouvement démocrate est le rassemblement. Le Modem affirme que chaque fois que quelque chose d’essentiel est en jeu pour la nation, il est prêt à travailler avec toutes les forces démocratiques du pays. Et chaque fois que l’on abordera l’action de proximité, la démocratie locale, il est prêt à faire naître de larges rassemblements. Dans le champ de la démocratie, nous n’avons pas d’ennemis. Nous considérons que l’affrontement entre la droite et la gauche, cette grille de lecture du siècle passé, ne permet plus de résoudre les problèmes de notre temps. Nous sommes particulièrement heureux de trouver dans nos rangs des femmes et des hommes qui viennent de camps différents et de parcours politique différents. Pour nous, c’est un enrichissement.

Septième principe : le but principal du Mouvement démocrate sera la naissance et la promotion d’une génération politique nouvelle. La vie a fait que nous avons été en grande partie, privés de notables. Il faut faire de cet accident une force. L’accueil, la détection, le repérage, la formation, l’entraînement de cette génération politique nouvelle est un magnifique défi, que nous sommes les seuls, par la force des choses, les seuls désormais à pouvoir relever.

Je veux vous dire ma conviction : ce mouvement nouveau, ce mouvement démocrate, il est tout neuf et il a des atouts sans précédent. Des millions de Français l’attendent. Ils ont envie d’un mouvement positif, qui change les visages et les pratiques, qui ne soit pas sectaire, mais qui propose. Ce mouvement est le seul, dans la législature qui vient, qui pourra les défendre, avec courage et avec liberté.

Tout est à construire, et comme vous êtes là, vous et les centaines de milliers que vous représentez, alors le combat, forcément, est gagné. On ne le voit pas encore, comme on ne voit pas le soleil quand l’aube approche. Mais ce combat là, ce combat, est gagné !


Une réunion à Reims

Par Catulle :: 26/06/2007 à 13:39 :: Général

Madame, Monsieur, cher-e ami-e,

Au cours des mois de février à juin, la situation politique française a été « bouleversée ». Et les changements vont se poursuivre à l’automne. Aussi, je vous invite à nous retrouver :


Mercredi 27 juin 2007 à 19h

Salle municipale Armonville

7bis, rue d’Armonville à Reims


Avec Yves Detraigne, Marie-Annick Roger, Jacques Douadi et Laurence Malassagne, je ferai une analyse des deux scrutins et de leurs conséquences. Puis, nous aurons un débat sur ce sujet. Ensuite, nous examinerons les perspectives municipales dans le bassin rémois, notamment au niveau des communes de plus de 3500 habitants. Enfin, nous vous proposerons des actions pour la rentrée avant de partager le verre de l’amitié.


Dans l’attente du plaisir de vous retrouver, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, cher-e ami-e, en l’assurance de mes sentiments amicaux.


 

Jean Marie BEAUPUY

Député européen

Adjoint au Maire de Reims



Sur la prestation de Valérie Lang...

Par Catulle :: 25/06/2007 à 21:30 :: Général

D'abord l'objet du billet : cette partie de l'émission de Laurent Ruquier avec Valérie Lang, membre et candidate du MoDem.




Mon commentaire ensuite, sur plusieurs points :

  • Je pose la question de la légitimité de la présence de Valérie Lang sur le plateau. Je pose comme hypothèse - à mon avis facilement démontrable - que jamais la suppléante de la 3ème circonscription des Hauts-de-Seine n'aurait été, en temps normal, invité sur un plateau de télévision. Je pose comme hypothèse que ce "droit de parole médiatique" (j'emplois à dessein les guillemets) n'est du qu'au seul nom de Mme Lang, effectivement fille de l'ex-Ministre socialiste Jack Lang. Maintenant, cela l'a rend-elle plus représentative que vous, lui, elle, moi, le premier encarté MoDem venu, pour passer à la télévision et représenter le Mouvement Démocrate ? Absolument ai-je envie de répondre
  • Il faut que le MoDem se méfie des médias et de cette tendance du "peopliser pour mieux régner" : le seul intérêt de la chaine lorsqu'elle a invité Mme Lang était cette curiosité type France Dimanche. "Ah tiens, on va voir ce que donne la fille de Lang. Oh, tu as vu, elle est pas dans le même parti que son père, oh on va en profiter pour la questionner là dessus, peut être qu'elle en dira du mal"..... Et voilà comment on se retrouve instrumentalisé par la télé dans une optique qui est tout sauf politique.


  • On va me répondre : "et alors, le principal est qu'elle parle du MoDem, qu'elle le représente et qu'elle en fasse sa promo". Hem... Je bute déjà sur le mot promo : on ne vend pas une lessive, on milite pour des idées. Et je pose la question suivante : peut-on décemment militer pour des idées dans une émission de divertissement, ou au final n'encourage-t-on pas le système de la télépolitique stérile, anticonstructive voire répulsive pour le citoyen. Qui a oublié Arnaud Montebourg et sa petite blague sur François Hollande sur le plateau du Grand Journal de Denisot, sur Canal+, ou un homme politique régulièrement vient dire trois mots, commenter telle ou telle nouvelle plus ou moins interessante et entendre quelques blagues de la bouche d'Ariane Massenet... Franchement, le MoDem, parti de citoyens actifs, ne pourrait-il pas se passer de tous ces simagrés crétinisants ? Je réponds franchement oui...

Je rebondis ensuite, et c'est plus important, sur le propos même de Mme Lang dans ce moment de l'émission où elle est prise à parti par Eric Zemmour - un Eric Zemmour dont il est parfois bon d'écouter les positions, parfois provoquantes, mais dont l'anticonformisme peut parfois être instructif - , avec dans l'émission le rôle du vilain réac de base, comme le prouvent les huées du public titillé toujours au bon moment par le chauffeur de salles...


Petit extrait :

Eric Nauleau : "C'est arrivé près de chez moi, c'est arrivé près de chez vous comme on dit,  je trouve inadmissible d'aller expulser des gamins scolarisés.
Eric Zemmour : c'est du sentimentalisme !
Valérie Lang : Et alors ? Je vais vous dire et alors ? Vive les sentiments !
Eric Zemmour : On ne fait pas de politique avec du senti...
Valérie Lang : ...Mais c'est quoi ce truc ? Y en a marre ! Merde ! Y en a marre !
Eric Zemmour : Ca c'est très bon pour la télé !
Valérie Lang : Mais c'est pas bon pour la télé ! C'est ce qu'on est : on est des humains ! Mais ça va pas ? On n'est pas des machines à fabriquer du fric !


Enfin, et c'est certainement beaucoup plus important : le ton de Mme Lang est exactement le contraire de celui qu'en tant que citoyen je veux entendre de la bouche d'un réponsable politique. Je ne veux pas entendre ce genre de propos, emportés, dans le sentiment, le ressentiment, tout ce qu'il y a de contraire à une réflexion politique constructive. S'il est un mot qui doit dominer dans le vocabulaire démocrate, c'est bien celui là : CONSTRUCTIF. En l'occurrence, il m'est difficile de ne pas être d'accord avec Zemmour : oui, ce sont là les propos d'un Bo-bo tels qu'on l'entend dans la bouche de ces cadres socialistes qui sont arrivés à dégouter les citoyens républicains et humanistes du PS. Et effectivement, je n'ai aucune envie de retrouver ça au MoDem... Si l'on veut éviter les clichés sur notre compte, celui de "nouveau parti des Bo-bos" il faudrait peut être commencer par ne pas donner des armes à nos détracteurs...


Il me semble que je ne serais pas le seul choqué par la prestation de Mme Lang samedi 23 juin chez Laurent Ruquier. Mais le débat est ouvert, et si l'on me trouve injuste ou si l'on veut m'opposer des contrarguments, les commentaires sont ouverts !


A bon entendeur.



Catulle






Arrêt sur Image : une petite pétition qui devient grande ?

Par Catulle :: 24/06/2007 à 1:14 :: Général
Déjà 60 000 signataires pour la petition contre l'arrêt de l'émission phare de décryptage des médias diffusé jusqu'ici sur France 5.

Et tout ça en 5 jours !



Il faut continuer la mobilisation. Diffusez le lien, faites signer autour de vous. Qui sait, peut que France 5, chaîne du service public, écoutera ses téléspectateurs...

On peut rêver non ?!




Catulle



Et le FN alors ?

Par Catulle :: 24/06/2007 à 0:34 :: Général
Une fine d'esprit de mes amis me fait remarquer, la revêche, que j'ai oublié un petit détail dans ma petite analyse du dessous. "Oui d'accord, ça nuit au MoDem. Mais alors le FN ?"


Eh bien où est le problème ?

Le Front National, s'il arrive à trouver son électorat et si cet électorat est suffisament important pour être jugé réprésentatif et digne d'être représentatif, doit être présent à l'Assemblée nationale.

Je suis d'ailleurs d'accord à 100% avec ce passage des propositions du site de campagne de François Bayrou :

"Tous les courants d’opinion principaux, au-dessus de 5 % des voix, doivent être représentés par des élus à l’Assemblée nationale. J’ai toujours combattu les idées de l’extrême droite et de l’extrême gauche, mais je préfère combattre des idées, à visage découvert, à l’Assemblée nationale, plutôt que de les voir progresser à bas bruit dans la frustration de la représentation, et la facilité du silence. "


Le FN de 2007 mérite-t-il d'être représenté au Parlement ?

Ses 4,29% sont en dessous du palier donné par M. Bayrou. Mais que peut-on répondre à un militant du FN qui se ferait railleur sur l'état de la démocratie française, quand les Communistes ont 15 sièges, pour un score identique à 300 voix prêt à celui du FN ! Quand le PSLE - "Nouveau Centre", avec ses deux pourcents, obtient un groupe parlementaire...


Tout ceci est encore une fois une question de cohérence. Il me semble que là dessus, sur cette question de la proportionnelle, le MoDem est tout à fait cohérent.







Catulle


Ce qu'on peut apprendre en observant les résultats des législatives 2007

Par Catulle :: 22/06/2007 à 11:49 :: Général
Le sort de la politique française pour les 5 ans à venir s'est grandement décidé, outre le 6 mai 2007 avec l'arrivée de N. Sarkozy à l'Elysée, les 10 et 17 juin derniers, tandis que nous autres citoyens français élisions nos députés. En résulte ce que nous savons tous : domination de l'UMP et du PS, majorité absolue pour les régiments de parlementaires du Président de la République.

Fermez le ban.



Oui, sauf que ces deux scrutins sont très riches d'enseignement si on prend le temps de les observer de plus près.


Prenons le cas UMP :
  • 39,5% au premier tour. Le second tour lui permettra d'obtenir 313 sièges, soit 54% du total des sièges.
  • Conclusion dudit parti : "tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, ce mode de scrutin majoritaire est ne bénédiction. Alleluia."
Le cas PS n'est pas mal non plus :
  • 24,7% des voix au premier tour, 32% des sièges en fin de compte.
  • Si le PS aujourd'hui s'ouvre sur la proportionnelle, reste que rien n'a été fait alors qu'il avait le pouvoir entre 1997 et 2002...

La suite est encore plus formidable !

Parti Communiste Français :
  • 4,3% des voix du premier tour, 15 sièges.
Les Verts:
  • 3.25% des voix du premier tour, 4 sièges
Le Mouvement Démocrate :
  • 7,6% des voixdu premier tour, pour.........roulement de tambour.......... 3 sièges !

Conclusion préliminaires :
  • le PCF, dont l'électorat est presque deux fois moins important que celui du MoDem, est cependant 5 fois plus représenté.
  • les Verts, deux fois inférieurs au MoDem en terme d'électorat, ont un siège de plus.
  • Le MoDem remporte un nombre de siège qui correspond à 0,5% du total des sièges de l'Assemblée nationale, pour un électorat qui est de 7,6 ! Comptez vous-même, c'est 15 fois moins que le résultat premier !


Et maintenant, la cerise sur le gateau, le cas du Parti Social Libéral Européen - Nouveau Centre :
  • 2% des voix du premier tour..............................17 sièges !


Voilà en quelques points ce que j'en conclus :

  • Il existe de très violents décalages entre le premier tour du scrutin, le plus "représentatif" et le résultat final. Peut on encore parler d'un parlement réprésentatif ? La quesion est légitime. Elle est grave pour un régime qui se dit et se veut démocratique
  • Le bipartisme, cette division ancestrale, artificielle et savamment construite au cours de l'histoire et aujourd'hui par les Médias et les Partis dominants, qui a fait du monde politique français un être hémiplégique (le cerveau droit peut-il fonctionner sans le cerveau gauche, et réciproquement ?) tient son assise absolue dans ce mode de scrutin.
  • Où l'on voit aussi que tout éloignement de la doctrine dominante, de gauche comme de droite, pour qu'elle soit tolérée et à peu près réprésentée (cyniquement, par quelques miettes) doit d'une manière ou d'une autre rester dans le rang. Sincèrement, le PC et les Verts existeraient-ils encore sans la têtée à la mamelle maternelle du PS ? Le Nouveau Centre et son 2% obtiendrait-il de quoi avoir un groupe parlementaire "autonome" (quelle blague !) sans avoir fait allégance au Prince élyséen ? Bien sûr que NON ! Preuve en est avec le résultat du MoDem, seul grand parti démocratique libre, qui ne conquiert que trois sièges et qui ne les doit qu'à lui même...
  • L'argument courant qui renvoit à la IVème République le privilège de la corruption, du bidouillage de majorités, des petits arrangements entre amis, est vraiment fallacieux. Le PSLE, parti croupion de la majorité gratifié d'un groupe, n'est-il pas le meilleur exemple ?
  • Gageons que sans une réprésentativité plus élargie, la France ne peut qu'être ingouvernable. Comment gouverner un pays lorsque ses représentants sont tels que le veulent les élites et non tels que le veut le peuple ?
  • Ultime conclusion : il faut rapidement réformer le mode de scrutin, instiller une "dose de proportionnelle", un compromis qui permette à la fois représentativité et "gouvernabilité". Nous en reparlerons plus tard sur ce même blog.



Et parce qu'on voit toujours mieux en image, deux projections pour les paresseux :

L'Assemblée nationale telle que le premier tour l'aurait décidé, l'Assemblée nationale telle que le mode de scrutin en a décidé.





Catulle


Relire Tocqueville

Par Catulle :: 22/06/2007 à 1:17 :: Textes importants
   Je regarde comme impie et détestable cette maxime, qu'en matière de gouvernement la majorité d'un peuple a le droit de tout faire, et pourtant je place dans les volontés de la majorité l'origine de tous les pouvoirs. Suis-je en contradiction avec moi-même?
Il existe une loi générale qui a été faite ou du moins adoptée, non pas seulement par la majorité de tel ou tel peuple, mais par la majorité de tous les hommes. Cette loi, c'est la justice.

La justice forme donc la borne du droit de chaque peuple.
Une nation est comme un jury chargé de représenter la société universelle et d'appliquer la justice qui est sa loi. Le jury, qui représente la société, doit-il avoir plus de puissance que la société elle-même dont il applique les lois?

Quand donc je refuse d'obéir à une loi injuste, je ne dénie point à la majorité le droit de commander; j'en appelle seulement de la souveraineté du peuple à la souveraineté du genre humain. Il y a des gens qui n'ont pas craint de dire qu'un peuple, dans les objets qui n'intéressaient que lui-même, ne pouvait sortir entièrement des limites de la justice et de la raison, et qu'ainsi on ne devait pas craindre de donner tout pouvoir à la majorité qui le représente. Mais c'est là un langage d'esclave.

Qu'est-ce donc une majorité prise collectivement sinon un individu qui a des opinions et le plus souvent des intérêts contraire à un autre individu qu'on nomme la minorité? Or, si vous admettez qu'un homme revêtu de la toute-puissance peut en abuser contre ses adversaires, pourquoi n'admettez-vous pas la même chose pour une majorité? Les hommes, en se réunissant, ont-ils changé de caractère? Sont-ils devenus plus patients dans les obstacles en devenant plus forts?

Pour moi je ne le saurais le croire; et le pouvoir de tout faire, que je refuse à un seul de mes semblables, je ne l'accorderai jamais à plusieurs.
Ce n'est pas que, pour conserver la liberté, je crois qu'on puisse mélanger plusieurs principes dans un même gouvernement, de manière à les opposer réellement l'un à l'autre.

Le gouvernement qu'on appelle mixte m'a toujours semblé une chimère. Il n'y a pas, à vrai dire, de gouvernement mixte (dans le sens qu'on donne a ce mot), parce que, dans chaque société, on finit par découvrir un principe d'action qui domine tous les autres.
L'Angleterre du dernier siècle, qu'on a particulièrement citée comme exemple de ces sortes de gouvernements, était un État essentiellement aristocratique, bien qu'il se trouvât dans son sein de grands éléments de démocratie; car les lois et les moeurs y étaient ainsi établies que l'aristocratie devait toujours, à la longue, y prédominer et diriger à sa volonté les affaires publiques.

L'erreur est venue de ce que, voyant sans cesse les intérêts des grands aux prises avec ceux du peuple, on n'a songé qu'à la lutte, au lieu de faire attention au résultat de cette lutte, qui était le point important. Quand une société en vient à avoir réellement un gouvernement mixte, c'est-à-dire également partagé entre des principes contraires, elle entre en révolution ou elle se dissout.

Je pense donc qu'il faut toujours placer quelque part un pouvoir social supérieur à tous les autres, mais je crois la liberté en péril lorsque ce pouvoir ne trouve devant lui aucun obstacle qui puisse retenir sa marche et lui donner le temps de se modérer lui-même.

La toute-puissance me semble en soi une chose mauvaise et dangereuse. Son exercice me parait au-dessus des forces de l'homme, quel qu'il soit, et je ne vois que Dieu qui puisse sans danger être tout-puissant, parce que sa sagesse et sa justice sont toujours égales à son pouvoir.

II n'y a pas donc sur la terre d'autorité si respectable en elle-même, ou revêtue d'un droit si sacré, que je voulusse laisser agir sans contrôle et dominer sans obstacles. Lors donc que je vois accorder le droit et la faculté de tout faire à une puissance quelconque, qu'on appelle peuple ou roi, démocratie ou aristocratie, qu'on l'exerce dans une monarchie ou dans une république, je dis: là est le germe de la tyrannie, et je cherche à aller vivre sous d'autre lois.


Ce que je reproche le plus au gouvernement démocratique, tel qu'on l'a organisé aux Etats-Unis, ce n'est pas, comme beaucoup de gens le prétendent en Europe, sa faiblesse, mais au contraire sa force irrésistible. Et ce qui me répugne le plus en Amérique, ce n'est pas l'extrême liberté qui y règne, c'est le peu de garantie qu'on y trouve contre la tyrannie.                  




Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique, vol. I, Deuxième partie, chapitre VII







Ces quelques pages de la Démocratie en Amérique ont gardé intact le pouvoir de provoquer une intense réflexion chez le lecteur. De nous rappeler le risque, au fond toujours réelle, qu'une démocratie dans laquelle les citoyens se désinteresseraient de la chose publique finirait par se décomposer et devenir le contraire de sa propre définition.

Il est nécessaire de protéger notre Démocratie. Il est nécessaire de "démocratiser" notre démocratie.


Les propositions du MoDem, parmi lesquelles :

  • Election du parlement à la proportionnelle
  • Rééquilibrage des pouvoirs entre le Parlement et le Gouvernement
  • Garanties institutionnelles sur la liberté et l'intégrité de la Presse et du Pouvoir médiatique

vont dans le bon sens.

Le Mouvement Démocrate soutient un modèle de gouvernement pleinement démocratique qui est aussi celui d'une société pleinement démocratique et moderne.


Catulle



Le Modem sera humaniste ou ne sera pas.

Par Catulle :: 21/06/2007 à 22:23 :: Général
Je réagis à cet article du Monde, et ce d'autant plus que j'ai moi même été confronté à ce problème là.



Petit rappel des faits :

Un beau matin, un petit document tout à fait officiel est distribué dans nos classes de Khâgnes et d'Hypokhâgnes rémoises. Il indique qu'une fine équipe de chercheur viendra bientôt pour soumettre les étudiants à un test, sur la base du volontariat ; la présence en classe est tout de même obligatoire (hem...). Il s'agira d'un questionnaire puis d'un prélèvement d'ADN à partir d'échantillons buccaux. Bien que l'anonymat soit garanti, les coordonnées des étudiants sont réclamées. Nom, prénom, âge, sexe...


La réaction est quasi immédiate : refus catégorique des plus offusqués, septiscisme des plus placides, effroi des professeurs, débats interminables entre étudiants. Beaucoup se refusent à coopérer. Finalement, le proviseur refuse, sur la base d'un vice de forme administratif (geste courageux).

Ambiance...

En fin de compte, il ne fallait pas s'inquiéter du côté du fichage, du moins le semble-t-il. Mais cela n'enlève pas la gène immense devant cette histoire pleine de gros mots : ADN, test, délinquance...

Car on ne peut s'empêcher de constater les dérives d'une société vers un certain "biologisme", qui ferait de la génétique le facteur explicatif le plus direct du comportement humain. Un homme simplement ramené à un ensemble de rouages seulement supérieur à la machine la plus quelconque par sa complexité.

Je pose une question simple et franche : croyez vous que ceci est une machine ?






Quant à moi, citoyen d'une société démocratique modernes croyant aux idées de la modernité et de la démocratie, je répond clairement NON.

Et j'ai le grand plaisir de constater que François Bayrou, et derrière lui le MoDem, s'élève bien haut contre ce genre de dérives, y compris lorsquelles viennent du plus haut. Est-il besoin de rappeler les propos du Président Sarkozy alors candidat sur la génétique ? Sa vision déterministe, presque opposée à celle du libre-arbitre, a même été commentée et reprochée par l'Archevêque de Paris, Mgr Vongt-Trois. C'est dire !

Voir cet article d'AgoraVox pour avoir un bon résumé de cette affaire...


Je suis persuadé que la Politique doit se fonder sur un socle stable et inébranlable d'options morales sur lesquelles on ne peut pas transiger. Une fondation éthique et philosophique qui servirait de piliers à des propositions cohérentes. Cette fondation éthique est la condition ensuite pour le pragmatisme que l'on peut appeler de ses voeux contre l'idéologie et ses oeillères. La position du MoDem comme élément central de la vie politique n'acquiert sa légitimité que si le MoDem se fait le plus intransigeant représentant des valeurs essentielles que sont les Droits de l'Homme, la Démocratie, la Laïcité, la Vertu politique.





L'urgence pour le MoDem est certainement dans cette mise aux point de nos valeurs. Que les Français puissent savoir qu'ils peuvent compter sur le MoDem pour la protection et l'application de ces valeurs.

Le MoDem sera donc humaniste ou ne sera pas !



Catulle








Petition de soutien à Arrêt sur Image

Par Catulle :: 21/06/2007 à 21:30 :: Général
La consternante nouvelle est tombée avant hier : Arrêt sur Image, l'excellent magazine de décryptage des médias,  présentée par Daniel Schneidermann, est supprimée de la grille des programmes de France5 qui estime que l'émission a fait "son temps".

Elle serait remplacée par une emission de type En aparté, sur Canal+, où quelques "experts" blablatent entre eux sur l'info du jour. Rappelons que l'immense mérite d'Arrêt sur Image est le travail de fond fait chaque semaine par l'équipe, qui livre de vrais reportages.

Bref, une émission de santé publique qui risque de disparaître à l'heure où la question sur la partialité des médias se fait de plus en plus préoccupante. Cf le billet d'hier





En conséquence, je vous invite à signer cette pétition de soutien, déjà paraphée par 30 000 d'entre nous. Un peti message envoyé pour dire qu'on ne se laissera pas faire.



Catulle



Son Altesse Impériale...

Par Catulle :: 20/06/2007 à 20:29 :: Général


Contrairement à l'usage, ce blog s'ouvre sur un petit billet d'humeur à la suite de la première intervention télévisée "officielle" du Président Sarkozy.


Un billet pour marquer mon étonnement et mon septicisme.

A quoi rime ce faste ? Un PPDA qui fait son journal depuis l'Elysée. C'est depuis l'Elysée que le premier JT de France est diffusé ! Quel symbole plus éclatant d'une confusion des genres de plus en plus génante...

Le parfum qui flotte ce soir est celui d'une feuille de choux ultra royaliste des années 1820. "Ce matin le Roi et la cour on quitté Saint Cloud pour chasser en forêt de Rambouillet. La famille royale couchera ce soir au petit château..."



De tout cela on en tire une urgente nécessité : la clarification et la protection du pouvoir médiatique, le 4ème pouvoir.

Nous en parlerons dans un prochain billet.

Bonne soirée à tous.


Catulle



Ouverture du blog

Par Catulle :: 20/06/2007 à 14:15 :: Général
Bienvenu à tous sur ce blog !

Un de plus dans la blogosphère orange. Espérons que celui-ci aura assez de valeur ajoutée pour s'y faire une petite place. Dure loi du darwinisme bloguien !






Catulle