"Etre de droite ou de gauche, c'est être hémiplégique"
Pierre Desproges
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ARIS (Reuters) - Le débat sur le "paquet fiscal" a donné lieu au premier accrochage entre l'UMP et le Nouveau
Centre
Jean-François Copé, président du groupe UMP, qui détient la majorité absolue au Palais-Bourbon, a déclaré qu'il était "hors de question" que l'UMP vote un amendement centriste adopté la veille en commission des Finances.
La commission des Finances a adopté jeudi un amendement de Charles de Courson (NC) qui exclut deux contributions sociales, la CSG et la CRDS du "bouclier" fiscal, une des réformes phare du projet de loi dit "paquet fiscal" que les députés examinent en séance publique à partir du mardi 10 juillet.
Le président du groupe NC, François Sauvadet, a vivement réagi, dans un communiqué, aux propos de son homologue UMP.
"Nous avons fait un choix et nous l'assumerons, c'est-à-dire travailler dans la majorité présidentielle, apporter ce que nous sommes et faire des propositions", déclare-t-il.
"Nous avons fait avec Charles de Courson une proposition qui nous semble juste et qui a été adoptée par une majorité en commission avec l'appui de plusieurs parlementaires UMP", ajoute François Sauvadet.
"La majorité n'est pas un pensionnat. Elle n'a pas besoin de surveillant général", déclare le "patron" du groupe NC. "Le dialogue et l'ouverture voulus par le président de la République et que nous partageons pleinement doit s'exercer à l'Assemblée nationale. Car si le débat n'a pas lieu là, il risque d'avoir lieu ailleurs", conclut François Sauvadet.











Car nous sommes, en effet, militants des contre-pouvoirs. Particulièrement en ces temps où les amis de M. Druon nous font une « démocratie » de parti unique, de nominations féodales, de presse contrôlée par les amis. Chaque fois qu’un pouvoir cherchera à devenir absolu, on nous trouvera dans la réticence et s’il le faut dans la résistance.




Je voudrais en quelques mots tracer devant vous les principes qui me paraissent devoir être ceux de notre mouvement démocrate.
Premier principe : Le Mouvement démocrate est un mouvement de citoyens actifs. On n’y adhère pas pour seulement pour soutenir, pour être des supporters, mais pour participer à la mesure de ses forces et de sa disponibilité, pour construire des idées, un programme, des équipes.
Le second principe est un principe éthique. Je souhaite que nous écrivions une charte éthique qui nous engage. Ce qui m’a frappé dans les récents changements de camp aussi bien dans les rangs socialistes que dans les nôtres, ce ne sont pas les destins individuels, c’est la tristesse des citoyens qui avaient fait confiance à leurs responsables, devenus leurs amis, devenus une partie de leur famille. Les Français ont le sentiment que les politiques ne respectent pas les règles élémentaires de comportement que chacun des citoyens se voit imposer dans sa vie.
Pour bien des responsables politiques, l’engagement, c’est une carrière. Pour les citoyens, pour les militants engagés ou de cœur, c’est de la vie donnée, gratuitement, donnée à sa cité comme on la donne à ses enfants. Cela mérite d’être respecté. C’est pourquoi je veux une charte éthique à l’intérieur de notre mouvement démocrate qui indiquera quelle est la nature de l’engagement de l’adhérent, du responsable, du candidat et de l’élu du mouvement par rapport à ceux qui lui ont fait confiance.
Troisième principe : nous donnerons un sens plein et entier à l’idée de démocratie.
La démocratie, cela ne peut pas être seulement l’attribution du pouvoir par le vote. La démocratie, c’est aussi la responsabilité des citoyens entre les votes.
Pour que le citoyen soit responsable, il faut qu’il soit associé et informé, qu’on lui laisse le temps de réfléchir, qu’on lui donne les moyens de peser sur la décision que l’on prend en son nom. Je fais une grande différence entre « information », « réflexion » et « communication ». Car il y a des politiques de communication qui ont pour seul objet, en fait, d’empêcher l’information et la réflexion, de détourner l’attention de l’essentiel vers l’accessoire.
Et cela, ce sont les institutions qui le garantissent. Voilà pourquoi le mouvement démocrate défendra les principes d’ une réforme profonde de nos institutions républicaines, dont les piliers seront la séparation des pouvoirs, à l’intérieur du pouvoir politique, et aussi entre le pouvoir politique, le pouvoir économique et le pouvoir médiatique. Nous défendrons le respect du pluralisme et la qualité de l’information et du débat public. Nous défendrons donc une loi électorale juste, celle qui existe partout en Europe, du Nord au Sud et d’Est en Ouest, et qui garantit à toutes les grandes sensibilités démocratiques leur droit à l’expression et à la représentation.
Quatrième principe : L’action du Mouvement démocrate sera fondée sur la vérité, en matière économique, comme en matière sociale. Pour moi, dans un projet de société, notamment dans le monde de l’économie et du social, il n’y a d’idéal que dans le réel. L’idéal ne doit pas être du domaine du virtuel, ce n’est pas une idéologie, il doit s’incarner et s’enraciner. C’est pourquoi nous associerons à notre action des chercheurs, des universitaires, des économistes, des sociologues avec qui nous confronterons, à intervalles réguliers, nos intuitions et nos réflexions.
Cinquième principe : il faut penser l’avenir. J’ai été frappé, vivant cette campagne présidentielle de l’intérieur, de l’absence des intellectuels. Excepté sur le registre de la transgression, lorsqu’ils changeaient de bord, et particulièrement sur le registre de la transgression nationaliste, dont on verra qu’elle est sans avenir. Nous avons besoin de retrouver l’enracinement intellectuel de l’action politique.
J’ai employé à dessein l’expression « enracinement intellectuel », car le monde intellectuel s’appauvrit quand il se sépare de la réalité sociale. C’est pourquoi le Modem se fixe pour objectif de faire partager la réflexion sur l’avenir à l’ensemble du champ social, universitaires et intellectuels, créateurs et interprètes dans le monde de la culture, artistes et savants, ouvriers, techniciens, salariés, agriculteurs, étudiants, artisans et entrepreneurs, retraités ou passagers sans bagage dans notre société. Pour cela, il est vrai qu’Internet est un formidable outil auquel nous voulons réfléchir et par lequel nous voulons travailler.
Sixième principe : Le principe du Mouvement démocrate est le rassemblement. Le Modem affirme que chaque fois que quelque chose d’essentiel est en jeu pour la nation, il est prêt à travailler avec toutes les forces démocratiques du pays. Et chaque fois que l’on abordera l’action de proximité, la démocratie locale, il est prêt à faire naître de larges rassemblements. Dans le champ de la démocratie, nous n’avons pas d’ennemis. Nous considérons que l’affrontement entre la droite et la gauche, cette grille de lecture du siècle passé, ne permet plus de résoudre les problèmes de notre temps. Nous sommes particulièrement heureux de trouver dans nos rangs des femmes et des hommes qui viennent de camps différents et de parcours politique différents. Pour nous, c’est un enrichissement.
Septième principe : le but principal du Mouvement démocrate sera la naissance et la promotion d’une génération politique nouvelle. La vie a fait que nous avons été en grande partie, privés de notables. Il faut faire de cet accident une force. L’accueil, la détection, le repérage, la formation, l’entraînement de cette génération politique nouvelle est un magnifique défi, que nous sommes les seuls, par la force des choses, les seuls désormais à pouvoir relever.
Je veux vous dire ma conviction : ce mouvement nouveau, ce mouvement démocrate, il est tout neuf et il a des atouts sans précédent. Des millions de Français l’attendent. Ils ont envie d’un mouvement positif, qui change les visages et les pratiques, qui ne soit pas sectaire, mais qui propose. Ce mouvement est le seul, dans la législature qui vient, qui pourra les défendre, avec courage et avec liberté.
Tout est à construire, et comme vous êtes là, vous et les centaines de milliers que vous représentez, alors le combat, forcément, est gagné. On ne le voit pas encore, comme on ne voit pas le soleil quand l’aube approche. Mais ce combat là, ce combat, est gagné !
Madame, Monsieur, cher-e ami-e,
Au cours des mois de février à juin, la situation politique française a été « bouleversée ». Et les changements vont se poursuivre à l’automne. Aussi, je vous invite à nous retrouver :
Mercredi 27 juin 2007 à 19h
Salle municipale Armonville
7bis, rue d’Armonville à Reims
Avec Yves Detraigne, Marie-Annick Roger, Jacques Douadi et Laurence Malassagne, je ferai une analyse des deux scrutins et de leurs conséquences. Puis, nous aurons un débat sur ce sujet. Ensuite, nous examinerons les perspectives municipales dans le bassin rémois, notamment au niveau des communes de plus de 3500 habitants. Enfin, nous vous proposerons des actions pour la rentrée avant de partager le verre de l’amitié.
Dans l’attente du plaisir de vous retrouver, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, cher-e ami-e, en l’assurance de mes sentiments amicaux.
Jean Marie BEAUPUY
Député européen
Adjoint au Maire de Reims

D'abord l'objet du billet : cette partie de l'émission de Laurent Ruquier avec Valérie Lang, membre et candidate du MoDem.









Je regarde comme impie et détestable cette maxime, qu'en matière de gouvernement la majorité d'un peuple a le droit de tout faire, et pourtant je place dans les volontés de la majorité l'origine de tous les pouvoirs. Suis-je en contradiction avec moi-même?











