» Blog d'un adhérent du MoDem de Reims (http://catulle.zeblog.com/)

Catulle

Catulle"Etre de droite ou de gauche, c'est être hémiplégique" Pierre Desproges

Calendrier

« Mai 2018
LunMarMerJeuVenSamDim
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031 

Blog

Catégories

Derniers billets

Compteurs

Liens

Fils RSS

La chute de la maison Farnèse

Par Catulle :: 06/07/2007 à 15:45 :: Textes importants
Il y a un air de Chartreuse de Parme dans cette affaire Clearstream post-sacre de Sarkozy Ier. Avec dans le rôle de Ernest-Ranuce IV, Dominique de Villepin surnommé amicalement Néron par l'ancienne impératrice douairière Bernadette Chirac.




Comme le tyranneau parmesan de l'Italie stendhalienne, à mi chemin entre celle de Garibaldi et celle de César Borgia*, Dominique de Villepin a un gout prononcé pour les petites intrigues et les lettres anonymes. Comme dans le roman, le retour de bâton est violent.

Cette parenthèse littéraire pour exprimer mon dégout certain face à ces barbouzeries d'un autre temps, d'un autre siècle, d'une vision de la politique poisseuse et vénimeuse que le MoDem refuse. Le machiavélisme ambiant est un poison pour la politique dans son acception la plus noble, et ce à toutes les échelles. C'est un violent cyanure lorsqu'il vient à toucher les plus hautes sphères de l'Etat, comme c'est le cas ici entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, respectivement Président de la République et ex-Premier Ministre, c'est également un arsenic qui distille goûte à goûte une mort lente et douloureuse lorsqu'il touche les niveaux les plus locaux. Un seul exemple : le fait qu'une responsable UDF-MoDem locale semble se rallier dès le premier tour des municipales à une liste "dite" commune avec l'UMP, comme si cela coulait de source...

La vertu en politique, l'expression peut paraître risible, surannée et "démodée", mais je crois au contraire qu'elle est centrale dans la naissance du MoDem en réaction à la désaffection politique qui était le risque depuis la réélection de Jacques Chirac. Nous avons ici le contrexemple parfait de tout ce qu'il ne faut plus faire : collusion, intrigue, utilisation frauduleuse des moyens de l'Etat, tout ce qui a justifié le vote de la censure du gouvernement Villepin par François Bayrou et quelques courageux, et
l'excellent discours prononcé alors.


Petite précision pour conclure : Ernest-Ranuce IV finit empoisonné par la Duchesse de Sanseverina, maîtresse du comte Mosca. Il semble que la fin de l'affaire Clearstream ressemblera elle aussi la mort par empoisonnement d'une vie politique, une mort douloureuse et paradoxale, puisque la victime est sont propre empoisonneur.


*Julien Gracq, En lisant en écrivant


Catulle





Trackbacks

Pour faire un trackback sur ce billet : http://catulle.zeblog.com/trackback.php?e_id=222355

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment.

Ajouter un commentaire

Nom ou pseudo :


Email (facultatif) :


Site Web (facultatif) :


Commentaire :