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Les premières incohérences du Nouveau Centre

Par Catulle :: 06/07/2007 à 17:27 :: Général




PARIS (Reuters) - Le débat sur le "paquet fiscal" a donné lieu au premier accrochage entre l'UMP et le Nouveau Centre

Jean-François Copé, président du groupe UMP, qui détient la majorité absolue au Palais-Bourbon, a déclaré qu'il était "hors de question" que l'UMP vote un amendement centriste adopté la veille en commission des Finances.


Le groupe NC ne peut être "un pied dedans, un pied dehors", de la majorité présidentielle, a jugé Jean-François Copé.

La commission des Finances a adopté jeudi un amendement de Charles de Courson (NC) qui exclut deux contributions sociales, la CSG et la CRDS du "bouclier" fiscal, une des réformes phare du projet de loi dit "paquet fiscal" que les députés examinent en séance publique à partir du mardi 10 juillet.

Le président du groupe NC, François Sauvadet, a vivement réagi, dans un communiqué, aux propos de son homologue UMP.

"Nous avons fait un choix et nous l'assumerons, c'est-à-dire travailler dans la majorité présidentielle, apporter ce que nous sommes et faire des propositions", déclare-t-il.

"Nous avons fait avec Charles de Courson une proposition qui nous semble juste et qui a été adoptée par une majorité en commission avec l'appui de plusieurs parlementaires UMP", ajoute François Sauvadet.

"La majorité n'est pas un pensionnat. Elle n'a pas besoin de surveillant général", déclare le "patron" du groupe NC. "Le dialogue et l'ouverture voulus par le président de la République et que nous partageons pleinement doit s'exercer à l'Assemblée nationale. Car si le débat n'a pas lieu là, il risque d'avoir lieu ailleurs", conclut François Sauvadet.





Et voilà la preuve que la logique du maroquin ministériel finit toujours par entrer en concurrence grave avec la logique de la cohérence du projet intellectuel que défend, ou est censé défendre, un homme politique. Voilà comment on finit par trahir ce qu'on a défendu, comment on finit par se trahir soit même.


Démonstration supplémentaire de la pertinence de l'orientation du MoDem qui refuse de ressembler à ce qu'a pu être naguère une UDF : un parti croupion, un vassal inféodé au suzerain UMP, dans un système digne des logiques d'Ancien Régime. Le Nouveau Centre a choisi de perpétuer cette logique du parti croupion. Preuve est donnée que cette voie, si facile, si confortable, dans les conditions qui sont celles de cette Vème République monarchisante, arrivée à bout de souffle, est une impasse.

Nicolas Sarkozy est le plus pur héritier de Jacques Chirac et d'un cynisme généralisé comme moyen de conquête du pouvoir. J'ai peine à croire que les animateurs du Nouveau Centre ne s'en soient pas rendu compte plus tôt, surtout lorsqu'on a entendu leurs interventions si pleines de foi lors de la campagne de François Bayrou. Des gens visiblement très attachés à leurs mandats, et à leurs sièges, plus qu'à leurs idées du moins.



Un seul cas me chagrine vraiment, réellement. C'est celui de Charles de Courson. Un homme qui est semble-t-il une personnalité intellectuelle conséquente, qui a théorisé la lutte contre les déficits et la dette publique, qui a été une pensée active de la campagne de François Bayrou. Je veux encore croire que la rupture avec lui n'est pas complète. Qu'il se rendra compte de l'impasse idéologique dans laquelle il peut se trouver.

Je l'espère.



Catulle


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